Dimanche 25 octobre 2026, des milliers de coureurs partiront de l’Orange Vélodrome pour rejoindre Cassis par la route des Calanques. La Marseille-Cassis est une course que l’on prépare surtout avec les jambes et le souffle. Pourtant, ce sont souvent les pieds qui décident de la fin de course, en particulier dans la longue descente finale.
- Départ le dimanche 25 octobre 2026 à 9 h, esplanade Ganay, devant l’Orange Vélodrome.
- Un parcours de 20 km pour environ 350 m de dénivelé positif, avec le col de la Gineste au kilomètre 10.
- La seconde moitié est une descente vers Cassis : c’est là que les orteils et les ongles souffrent le plus.
Plan de l'article
Un parcours qui sollicite les pieds de deux façons #
Selon le programme publié par JDS, la première vague s’élance à 9 h, la seconde à 9 h 05, puis les vagues du grand public partent toutes les huit minutes. Le col de la Gineste se trouve au kilomètre 10, et les coureurs disposent d’une heure trente au maximum pour le franchir. Le site WeRun annonce 20 km et 350 m de dénivelé positif, dont 12 km dans le Parc national des Calanques.
Pour le pied, cela veut dire deux efforts très différents. Dans la montée, l’appui se fait davantage sur l’avant du pied : le mollet et le tendon d’Achille travaillent, et la plante du pied chauffe. Dans la descente, le corps est freiné à chaque foulée. Le pied a tendance à glisser vers l’avant de la chaussure et les orteils viennent buter contre le bout. C’est ce frottement répété qui provoque les ampoules sur le dessus des orteils et les ongles qui noircissent quelques jours après la course.
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La semaine d’avant : ce que l’on peut encore faire #
Couper les ongles, mais pas la veille
Des ongles trop longs prennent les chocs de la descente de plein fouet. Mieux vaut les couper quelques jours avant la course, droit et sans arrondir les coins, pour laisser à la peau le temps de s’habituer. Une coupe trop courte ou trop arrondie, faite la veille au soir, favorise au contraire l’ongle incarné. L’Assurance maladie rappelle d’ailleurs, sur sa page consacrée à l’ongle incarné, le rôle d’une coupe adaptée et de chaussures qui ne compriment pas les orteils.
Ne rien changer à son matériel
Le jour de la course n’est pas celui où l’on étrenne des chaussures neuves, une nouvelle paire de chaussettes ou des semelles achetées au village de la course. Une chaussure que l’on a déjà portée sur plusieurs sorties longues a pris la forme du pied. Une paire neuve, même du même modèle, peut frotter à un endroit inattendu après une heure d’effort.
Soigner la peau sans l’affiner
Les zones de corne protègent naturellement les appuis. Un ponçage trop appuyé dans les jours qui précèdent la course laisse une peau fine et sensible, plus exposée aux ampoules. Si une callosité est douloureuse ou si une fissure apparaît au talon, il vaut mieux consulter un pédicure-podologue suffisamment tôt plutôt que de la traiter soi-même la veille.
Le matin de la course #
Le laçage compte davantage qu’on ne le croit sur un parcours qui descend. Un pied bien tenu au niveau du cou-de-pied glisse moins vers l’avant. Il ne s’agit pas de serrer fort, ce qui comprime le dessus du pied et peut engourdir les orteils, mais de maintenir le talon au fond de la chaussure. Beaucoup de coureurs utilisent le dernier œillet pour faire une boucle de blocage : c’est à tester à l’entraînement, pas le dimanche matin.
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Les chaussettes doivent être sèches, sans couture épaisse sur les orteils, et bien tendues sans pli. Une crème anti-frottement sur les zones qui chauffent habituellement, entre les orteils ou sur le talon, peut limiter les irritations. Le départ se fait tôt : selon le programme, la consigne ouvre dès 6 h 45 et les sas ferment à 9 h 30. Prévoir une paire de chaussures de rechange pour l’attente évite de garder les pieds froids et humides avant de courir.
Dans la descente vers Cassis #
Après la Gineste, la tentation est grande de lâcher les freins. Raccourcir légèrement la foulée et garder les pieds sous le corps limite à la fois les chocs sur les genoux et les chocs des orteils contre le bout de la chaussure. Si une gêne apparaît à un orteil, mieux vaut s’arrêter quelques secondes pour resserrer le laçage que de continuer à taper sur un ongle déjà sensible.
Les ravitaillements sont répartis le long du parcours : au rond-point de Luminy vers le kilomètre 5, au col de la Gineste au kilomètre 10 et à Bois Joli au kilomètre 15, d’après le programme de JDS. S’hydrater régulièrement aide aussi les pieds, qui gonflent avec l’effort et la chaleur.
Après l’arrivée : les bons réflexes #
Une fois la ligne franchie, retirer les chaussures et les chaussettes dès que possible permet de faire un premier état des lieux. Une ampoule fermée et peu douloureuse se protège avec un pansement adapté, sans arracher la peau. Une ampoule ouverte se nettoie et se couvre. Un ongle qui devient bleu ou noir dans les jours suivants traduit souvent un petit hématome sous l’ongle, lié aux chocs de la descente.
Certains signes justifient en revanche de ne pas attendre. Une rougeur qui s’étend, une chaleur, un écoulement ou une douleur qui augmente autour d’un ongle doivent conduire à consulter. C’est encore plus vrai pour les coureurs diabétiques ou ceux qui ont une sensibilité réduite au niveau des pieds : chez eux, une petite plaie passée inaperçue peut s’aggraver rapidement, et un contrôle par un professionnel après la course est une bonne précaution.
La Marseille-Cassis est une course exigeante, mais elle n’a rien d’impossible pour des pieds bien préparés. Ce sont surtout les petits détails, l’ongle coupé à temps, la chaussure déjà rodée ou le laçage ajusté avant la descente, qui font la différence entre une arrivée heureuse à Cassis et une semaine à boiter.




