La SaintéLyon 2026 se court dans la nuit du 28 au 29 novembre sur un tracé de 80 km renouvelé à 40 %, et vos pieds ont moins de quatre semaines pour s’y préparer : c’est maintenant qu’il faut faire le point avec votre pédicure-podologue, pas la veille du départ.
- Départ de Saint-Étienne dans la nuit du 28 au 29 novembre, arrivée à la Halle Tony Garnier à Lyon.
- 80 km, 2 500 m de dénivelé positif, 70 % de chemins et 30 % de bitume.
- 7 km de sentiers inédits : des appuis que personne n’a encore reconnus.
- Soin de pédicurie : pas à moins de quinze jours du départ.
Plan de l'article
- Ce que le nouveau tracé change pour vos pieds
- Une course de masse, de nuit et en plein froid
- Que faire chez le podologue dans les quatre semaines qui restent ?
- Chaussures, chaussettes, laçage : les réglages qui évitent la casse
- Pendant la course : réagir à la première sensation de chaleur
- Après l’arrivée : quand consulter ?
- Questions fréquentes
Ce que le nouveau tracé change pour vos pieds #
Selon u-Trail, la distance reine affiche 80 km pour 2 500 m de dénivelé positif, avec 40 % du tracé modifié par rapport à 2025 et 7 km de chemins jamais empruntés par l’épreuve. La montée vers Valfleury et le retour du Signal de Saint-André font partie des changements.
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Pour un podologue, ce n’est pas un détail. Un pied habitué à un parcours connaît ses pièges : la descente boueuse, la portion de route où l’on accélère trop. Sur des sentiers neufs, de nuit, à la frontale, la pose du pied devient moins prévisible. Les entorses de cheville et les chocs d’orteils contre le pare-pierre de la chaussure en profitent.
L’épreuve reste un mélange atypique : 70 % de chemins, 30 % de bitume. Ce mélange oblige à trouver une chaussure qui accroche dans la boue sans devenir pénible sur la route.
Une course de masse, de nuit et en plein froid #
La 72e édition, présentée par RMC Sport, réunit 20 000 coureurs sur dix courses de 13 à 160 km, dont 8 000 sur le 80 km. Les organisateurs rappellent que les chemins sont « rendus parfois impraticables par les conditions météo ».
Froid, humidité et effort prolongé : c’est le terrain idéal pour les ampoules. La peau mouillée et ramollie résiste moins aux frottements, et un pied froid sent moins tôt l’échauffement qui commence.
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Que faire chez le podologue dans les quatre semaines qui restent ? #
Le calendrier compte. Dans un article consacré à la préparation des pieds pour le Marathon des sables, une podologue publiée par Elsevier explique que les durillons, cors et hématomes sont traités en soins de pédicurie bien en amont, et qu’on évite de pratiquer un soin à moins de quinze jours du départ.
Concrètement, si vous avez une callosité sous l’avant-pied, un cor sur un orteil ou un ongle épais qui touche la chaussure, prenez rendez-vous dans les jours qui viennent. Le podologue repérera aussi les zones qui frottent toujours au même endroit et pourra les protéger.
Les ongles méritent une attention particulière. Coupés droits et pas trop courts, quelques jours avant la course, ils limitent les hématomes sous l’ongle. Ces bleus apparaissent quand le pied glisse vers l’avant dans les descentes et que l’ongle cogne l’avant de la chaussure.
Préparer la peau, pas seulement les jambes
La même source décrit un protocole simple : une solution tannante pour durcir la peau des zones à risque, et une crème hydratante pour lui garder sa souplesse. L’hydratation est « souvent oubliée », alors qu’une peau sèche se fissure. Avant les sorties longues ou techniques, une crème anti-échauffement appliquée généreusement forme un film protecteur.
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Votre podologue vous dira si ce protocole vous convient. Une peau qui transpire beaucoup ou une mycose entre les orteils demandent d’autres réponses, et le bon conseil dépend de votre pied.
Chaussures, chaussettes, laçage : les réglages qui évitent la casse #
u-Trail le souligne : une chaussure très agressive, pensée pour la haute montagne, n’est pas forcément la plus confortable sur les longues portions de route. Le bon choix est souvent un modèle polyvalent, bien cramponné, avec un avant-pied assez large pour que les orteils gonflent sans être comprimés au fil des heures.
Règle d’or : rien de neuf le jour J. La chaussure, la chaussette et la semelle doivent avoir fait au moins une sortie longue, idéalement de nuit et sous la pluie. Le laçage est un autre levier. Bien ajusté sur le cou-de-pied, il empêche le pied de glisser vers l’avant dans les descentes. Des chaussettes techniques qui tiennent bien limitent les mouvements dans la chaussure et donc les frottements.
Si vous portez des semelles orthopédiques, testez-les sur une sortie longue. Une semelle qui gêne au bout de trois heures fera mal au bout de dix.
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Pendant la course : réagir à la première sensation de chaleur #
Une ampoule se prévient mieux qu’elle ne se soigne. Dès qu’une zone chauffe, arrêtez-vous au ravitaillement suivant pour sécher le pied et poser un pansement seconde peau, sans attendre qu’elle se forme. Une paire de chaussettes sèches dans le sac fait souvent la différence après une portion boueuse.
Si l’ampoule est déjà là et gêne la course, le podologue Ari Darmon, interrogé par Allodocteurs, conseille de la vider avec une aiguille désinfectée en gardant la peau décollée, puis d’appliquer un antiseptique et un pansement. Une ampoule qui s’est ouverte se soigne comme une plaie.
Après l’arrivée : quand consulter ? #
Un ongle noir et douloureux, une ampoule qui rougit ou chauffe plusieurs jours après, une douleur sous le talon au réveil : ces signes justifient une consultation. Si vous êtes diabétique, montrez vos pieds à un professionnel après chaque épreuve longue, même si vous ne sentez rien.
La SaintéLyon se prépare avec les jambes, mais elle se termine avec les pieds. Quatre semaines suffisent pour arriver à Lyon avec une peau prête, des ongles nets et des chaussures déjà rodées.
Questions fréquentes #
Quand faire un soin de pédicurie avant la SaintéLyon ?
Le plus tôt possible, et pas à moins de quinze jours du départ, selon les recommandations publiées pour les courses de l’extrême. Pour une course la nuit du 28 au 29 novembre, cela veut dire un rendez-vous d’ici la mi-novembre.
Faut-il des chaussures neuves pour le nouveau parcours ?
Non. Le nouveau tracé ne justifie pas un changement de dernière minute. Une paire déjà rodée sur plusieurs sorties longues vaut mieux qu’un modèle neuf, même mieux adapté sur le papier.
Peut-on percer une ampoule pendant la course ?
Si elle gêne vraiment, oui : avec une aiguille désinfectée, en laissant la peau en place, puis antiseptique et pansement. Sinon, mieux vaut la protéger avec un pansement seconde peau.




