Les chutes des seniors reviennent dans le débat public à l’approche de la présidentielle, et le pied reste l’un des points faciles à vérifier chez soi : les recommandations officielles invitent à regarder le chaussage, jusqu’aux pantoufles.
- Selon des données attribuées à Santé publique France, les chutes ont entraîné 20 148 décès chez les 65 ans et plus en 2024.
- Le site public consacré aux personnes âgées conseille d’éviter pantoufles et mules.
- La HAS recommande un bilan podologique dès 60 ans, notamment pour limiter le risque de chute.
- Le chaussage n’est qu’un facteur parmi d’autres, à côté des médicaments, de l’aménagement du logement et des maladies.
Plan de l'article
Pourquoi ce sujet revient-il maintenant ? #
Fin octobre, Sud Radio a relayé les propositions de Vivalea, une entreprise de l’économie sociale et solidaire qui interpelle les candidats à l’élection de 2027 sur le maintien à domicile. L’article cite des données de Santé publique France : 20 148 décès après une chute en 2024 chez les 65 ans et plus, et 174 824 hospitalisations la même année.
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Il indique aussi une hausse entre 2019 et 2024 : 18 % pour les décès et 20,5 % pour les hospitalisations. Ces chiffres sont repris par une entreprise qui défend ses propositions. Ils décrivent les chutes en général, sans isoler le rôle des pieds.
Les mesures réclamées portent surtout sur l’adaptation du logement, une consultation de prévention à 70 et 75 ans et le soutien aux aidants. Le pied n’y figure pas, alors qu’il entre bien dans les recommandations des autorités de santé.
En quoi les pieds influencent-ils l’équilibre ? #
Le portail public pour les personnes âgées le résume ainsi : avec l’âge, les pieds deviennent plus fragiles, ce qui peut altérer l’équilibre et la marche. Les déformations liées aux rhumatismes ou à l’arthrose peuvent aussi conduire à des douleurs, à des pertes d’équilibre et à des chutes.
Le mécanisme se comprend facilement au quotidien. Un pied douloureux pousse à marcher moins ou autrement. Le portail cite d’ailleurs la baisse de l’activité physique et de la masse musculaire parmi les facteurs en cause. Une gêne au pied mérite donc d’être signalée, même si elle semble banale.
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Quelles chaussures privilégier à la maison et dehors ? #
Le conseil officiel est concret. Il recommande un chaussage non contraignant, qui respecte le volume du pied et laisse la place à d’éventuelles orthèses plantaires. Il invite à préférer des chaussures à lacets, à scratch ou à boucle, faciles à ajuster en cas d’œdème et qui maintiennent correctement le pied.
Le même texte demande d’éviter les pantoufles et les mules. À l’approche de l’hiver, c’est sans doute le point le plus simple à regarder, puisqu’on passe davantage de temps chez soi. Une paire chaude peut rester confortable tout en maintenant le talon.
Les vieilles paires méritent aussi un regard. La HAS demande aux podologues d’examiner la qualité du chaussage, à l’extérieur comme à l’intérieur. Ils doivent aussi contrôler l’usage et l’usure des orthèses plantaires ou de la canne. Pensez donc à les apporter au rendez-vous.
Que vérifie le podologue lors d’un bilan ? #
La Haute Autorité de santé détaille le contenu du bilan diagnostique, qui peut notamment rechercher un risque de chute. Il comprend un examen de la peau et des ongles, de la forme du pied, des articulations, de la sensibilité et des muscles. Il évalue aussi l’équilibre, la posture et les capacités de déplacement.
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Le professionnel recherche d’autres facteurs : âge supérieur à 80 ans, chutes antérieures, prise de nombreux médicaments, maladies cardiovasculaires ou neurologiques, logement mal éclairé ou encombré. Le pied n’explique donc pas tout, et le podologue peut renvoyer vers le médecin traitant si nécessaire.
La HAS note que les personnes âgées consultent peu d’elles-mêmes, souvent parce qu’elles jugent ces symptômes inévitables avec l’âge. Elle recommande aussi aux médecins de premier recours d’examiner attentivement les pieds des 60 ans et plus. Vous pouvez demander cet examen lors de votre prochain rendez-vous.
Ces soins sont-ils remboursés ? #
Le portail public rappelle que les soins réalisables sans prescription médicale ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. Certains contrats de mutuelle couvrent quelques consultations par an. Certains actes prescrits sont remboursés, mais le portail juge cette prise en charge assez faible.
Des séances peuvent être prises en charge chez certaines personnes diabétiques dont les pieds présentent un risque élevé de lésions. Avant de prendre rendez-vous, il reste utile de demander le détail à votre mutuelle et au cabinet.
Questions fréquentes #
Faut-il vraiment éviter les pantoufles après 60 ans ?
Le portail public pour les personnes âgées conseille d’éviter pantoufles et mules et de préférer des chaussures à lacets, à scratch ou à boucle, qui assurent un maintien correct du pied.
À partir de quel âge faire un bilan chez le podologue ?
La HAS évoque un bilan diagnostique pour les patients de 60 ans et plus, notamment pour limiter le risque de chute. Une douleur ou une gêne à la marche justifie d’en parler plus tôt.
De bonnes chaussures suffisent-elles à éviter une chute ?
Non. Les chutes dépendent aussi des médicaments, des maladies, de l’éclairage et de l’encombrement du logement. Le chaussage reste un facteur à vérifier parmi les autres.




